valentin*
Calculateur — gratuit, sans inscription

Votre site pèse combien en carbone ?

Collez votre adresse, je m'occupe du reste. En quelques secondes vous saurez ce que pèse votre page, ce que ça donne en CO₂, et surtout ce qu'il y a à corriger.

Gratuit, sans inscription. Comptez quelques secondes.

03 — On s'y met ?

Vous avez la liste. Si vous préférez la confier à quelqu'un, ça tombe bien : c'est mon métier. Dites-moi où vous en êtes, je vous réponds sous 24 h avec ce qui est vraiment gagnable et ce que ça coûte.

Alléger mon site →

04 — Sous le capot

Un calculateur qui ne dit pas comment il calcule ne vaut pas grand-chose. Voici donc tout : la méthode, les chiffres, les sources. Si la technique ne vous parle pas, sautez aux questions fréquentes — l'essentiel est déjà plus haut.

01

Je charge la page

Comme le ferait un navigateur, redirections comprises. J'y repère tout ce qu'elle réclame : styles, scripts, images, polices, vidéos. Je descends aussi d'un cran dans les feuilles de style, là où se cachent les polices et les images de fond.

02

Je pèse chaque fichier

Ce qui compte, c'est la taille sur le réseau — celle qui voyage réellement, compression incluse — et non celle du fichier une fois ouvert. Les deux peuvent varier du simple au quadruple.

03

Je convertis en CO₂

Via CO2.js, la bibliothèque officielle de la Green Web Foundation, qui applique le modèle Sustainable Web Design v4. Je ne réécris aucune formule : les constantes sont celles du modèle publié, reprises telles quelles.

04

Je regarde qui héberge

Votre nom de domaine suffit à trouver l'hébergeur et le pays du serveur — donc l'électricité qui l'alimente vraiment. Je vérifie aussi s'il figure dans l'annuaire des hébergeurs verts. Attention : l'énergie renouvelable annule les émissions du serveur, pas celles du réseau ni du téléphone de votre visiteur.

Les constantes du modèle

Sustainable Web Design Model v4 : énergie consommée par gigaoctet transféré, maillon par maillon. La colonne « fonctionnement » couvre l'électricité dépensée pendant la visite ; la colonne « fabrication » amortit l'énergie nécessaire à produire les équipements.

Maillon Fonctionnement Fabrication
Centre de données 0,055 kWh/Go 0,012 kWh/Go
Réseau 0,059 kWh/Go 0,013 kWh/Go
Appareil du visiteur 0,080 kWh/Go 0,081 kWh/Go
  • Intensité carbone : celle du pays où se trouve le serveur, détecté depuis son adresse IP — 44 g CO2e/kWh en France, 37 en Suisse, contre 494 pour la moyenne mondiale, retenue quand la détection échoue. Le pays ne modifie que le centre de données : le réseau et l'appareil du visiteur restent sur la moyenne mondiale, sans quoi la note ne serait plus comparable d'un site à l'autre. Si le site passe par un réseau de diffusion, l'adresse trouvée est celle d'un point de présence et non du serveur d'origine : c'est signalé sous le résultat, et le pays reste modifiable à la main.
  • Hébergement vert : annule les émissions de fonctionnement du centre de données, jamais celles du réseau ni de l'appareil du visiteur.
  • Note A+ à F : échelle officielle du modèle v4, calée sur les percentiles de poids observés sur le web réel.
  • Projection annuelle : 75 % de premières visites et 25 % de visites avec cache, ces dernières ne rechargeant que 2 % des octets.
  • Équivalences : 142 g CO2e par kilomètre en voiture thermique (ADEME), 21,77 kg de CO2e absorbés par an et par arbre, et 0,019 kWh par charge de smartphone (US EPA).

Ce que cet outil ne sait pas faire

Je pèse tout ce que votre page réclame, chargé une fois, sans cache. C'est proche de ce qu'un vrai navigateur télécharge, mais pas identique — et l'écart peut aller dans les deux sens.

  • Parfois je compte trop peu. Je n'exécute pas le JavaScript. Tout ce qu'un script ajoute après coup — carrousels, cartes, traceurs, publicités — m'échappe. Sur un site très dynamique, la réalité est donc plus lourde que ce que j'affiche. Idem pour ce qui se passe dans une vidéo ou une carte embarquée : je le signale, je ne le pèse pas.
  • Parfois je compte trop. Un navigateur fait le tri : il ignore les images hors écran, et ne charge que les polices vraiment utilisées — alors qu'un thème en déclare parfois dix. J'écarte déjà les cas les plus fréquents, mais il en reste.
  • Je ne connais pas vos visiteurs. Un internaute en Suède et un autre en Pologne ne consomment pas la même électricité. Le calcul retient une moyenne mondiale, pour que votre note reste comparable à celle des autres.
  • Ce n'est pas un audit complet. Une page ne dit rien du reste du site, ni de vos serveurs, ni de vos e-mails.

En résumé : la note vous situe, la liste des fichiers vous dit quoi faire. C'est cette seconde partie qui vaut votre temps.

05 — Questions fréquentes

Comment l'empreinte carbone d'un site web est-elle calculée ?

En deux temps. D'abord on pèse : combien d'octets votre page envoie vraiment, fichier par fichier. Ensuite on convertit : ces données consomment de l'électricité chez trois acteurs — le serveur, le réseau, et l'appareil du visiteur — et cette électricité a une empreinte carbone. Le modèle utilisé ajoute même la part de fabrication des machines.

Le résultat est-il fiable ?

La liste des fichiers lourds, oui, à 100 % : ce sont vos fichiers, avec leur vrai poids. Le total peut s'écarter de quelques dizaines de pour cent d'une mesure faite dans un navigateur, dans un sens comme dans l'autre — je n'exécute pas le JavaScript, mais je compte tout ce que la page déclare. Quant aux grammes, personne ne peut mesurer l'électricité du téléphone d'un visiteur inconnu : c'est une estimation, mais elle suit le modèle de référence du secteur. Bref, prenez la note comme un ordre de grandeur, et la liste des fichiers comme votre liste de courses.

Qu'est-ce qu'un bon score ?

A+ vous place dans les 5 % de pages les plus légères du web, E autour de la moyenne, F au-dessus. Pour un site vitrine, viser B est réaliste — même avec de belles photos. Si vous êtes en F, la bonne nouvelle c'est qu'il y a généralement deux ou trois corrections évidentes à faire.

Ma page s'affiche vite, pourquoi est-elle mal notée ?

Vitesse et poids, ce n'est pas pareil. Une page de 4 Mo servie par un bon hébergeur paraîtra rapide sur votre fibre, mais elle envoie quand même 4 Mo à chaque visiteur — y compris à celui qui est en 4G dans le train, ou avec un forfait limité. La note regarde ce que vous envoyez, pas votre confort de connexion.

Un hébergement vert, ça suffit ?

Non, et le détail par maillon vous le montre noir sur blanc : le serveur ne représente qu'une petite part du total. Le gros se joue sur le réseau et sur l'appareil de votre visiteur, et là, seul un site plus léger change quelque chose. L'hébergement vert reste un bon réflexe — rapide, pas cher — mais c'est le plus petit des trois leviers.

Alléger mon site, ça m'apporte quoi concrètement ?

Des pages qui s'affichent plus vite, donc moins de visiteurs qui abandonnent avant d'avoir vu votre offre. Google tient compte de la vitesse d'affichage dans son classement, et l'écart se voit surtout sur mobile et sur réseau lent — là où se trouve une bonne partie de vos prospects. Le carbone est le bénéfice en prime, pas l'argument principal.

Vous analysez tout le site ou une seule page ?

Une seule, celle que vous indiquez. C'est volontaire : le poids varie énormément d'un type de page à l'autre. Le bon réflexe, c'est d'en tester trois — votre accueil, un article, une fiche produit. L'écart entre les trois est souvent le premier truc à corriger.

Que faites-vous de mon adresse ?

Rien. Elle sert à faire la mesure, le résultat reste quelques minutes en mémoire pour ne pas solliciter votre serveur deux fois, puis il disparaît. Pas de compte à créer, pas d'e-mail demandé, aucune base de données derrière.