valentin*
Calculateur — gratuit, sans inscription

Votre site pèse combien en carbone ?

Collez l'adresse d'une page. Je mesure ce qu'elle transfère réellement, puis j'applique le modèle Sustainable Web Design v4 pour en déduire ses émissions, sa note et les leviers qui la feraient maigrir.

Une analyse prend deux à huit secondes selon le site.

03 — On s'y met ?

Je conçois et j'allège des sites pour vivre. Si les leviers ci-dessus vous parlent mais que vous ne voulez pas les mettre en œuvre vous-même, décrivez -moi le contexte : je vous dis ce qui est réellement gagnable, et à quel coût.

Alléger mon site →

04 — Comment le calcul est fait

Un calculateur d'empreinte carbone qui ne dit pas comment il calcule ne vaut rien. Voici donc la méthode complète, constantes et sources comprises — de quoi refaire le calcul à la main si l'envie vous prend.

01

On télécharge la page

Le document HTML est récupéré comme le ferait un navigateur, redirections comprises. On y repère les feuilles de style, les scripts, les images, les polices et les médias, puis on descend d'un niveau dans les CSS pour attraper les polices et images de fond qui y sont déclarées.

02

On pèse chaque ressource

Chaque fichier est interrogé pour connaître sa taille sur le réseau, compression comprise : c'est ce volume-là qui voyage réellement, et non celui du fichier déployé. Quand un serveur n'annonce pas de taille, les octets reçus sont comptés un à un — et s'ils sont arrivés compressés, recompressés pour retrouver le volume transféré.

03

On applique le modèle

Le total est converti en émissions par le Sustainable Web Design Model v4, via CO2.js — l'implémentation de référence de la Green Web Foundation. Aucune formule n'est réécrite ici : les constantes sont celles du modèle publié.

04

On identifie l'hébergeur

Vous n'avez rien à renseigner : le nom de domaine est résolu, et l'adresse obtenue donne l'organisation propriétaire du serveur ainsi que son pays — donc l'intensité carbone du réseau électrique qui l'alimente réellement. Le domaine est par ailleurs confronté à l'annuaire de la Green Web Foundation : un hébergement en énergie renouvelable annule les émissions de fonctionnement du centre de données, mais pas la fabrication des machines ni le trajet réseau.

Les constantes du modèle

Sustainable Web Design Model v4 : énergie consommée par gigaoctet transféré, maillon par maillon. La colonne « fonctionnement » couvre l'électricité dépensée pendant la visite ; la colonne « fabrication » amortit l'énergie nécessaire à produire les équipements.

Maillon Fonctionnement Fabrication
Centre de données 0,055 kWh/Go 0,012 kWh/Go
Réseau 0,059 kWh/Go 0,013 kWh/Go
Appareil du visiteur 0,080 kWh/Go 0,081 kWh/Go
  • Intensité carbone : celle du pays où se trouve le serveur, détecté depuis son adresse IP — 44 g CO2e/kWh en France, 37 en Suisse, contre 494 pour la moyenne mondiale, retenue quand la détection échoue. Le pays ne modifie que le centre de données : le réseau et l'appareil du visiteur restent sur la moyenne mondiale, sans quoi la note ne serait plus comparable d'un site à l'autre. Si le site passe par un réseau de diffusion, l'adresse trouvée est celle d'un point de présence et non du serveur d'origine : c'est signalé sous le résultat, et le pays reste modifiable à la main.
  • Hébergement vert : annule les émissions de fonctionnement du centre de données, jamais celles du réseau ni de l'appareil du visiteur.
  • Note A+ à F : échelle officielle du modèle v4, calée sur les percentiles de poids observés sur le web réel.
  • Projection annuelle : 75 % de premières visites et 25 % de visites avec cache, ces dernières ne rechargeant que 2 % des octets.
  • Équivalences : 142 g CO2e par kilomètre en voiture thermique (ADEME), 21,77 kg de CO2e absorbés par an et par arbre, et 0,019 kWh par charge de smartphone (US EPA).

Ce que cet outil ne sait pas faire

Ce qui est mesuré ici, exactement : le poids de tout ce que la page déclare, téléchargé une fois, sans cache. Cette définition ne coïncide pas parfaitement avec ce qu'un navigateur transfère, et l'écart va dans les deux sens.

  • Sous-estimation : le JavaScript n'est pas exécuté. Les ressources qu'un script ajoute après l'affichage — carrousels, cartes, traceurs, publicités — échappent à la mesure. Sur un site très dynamique, le transfert réel est supérieur à celui affiché. Le contenu des cadres externes est dans le même cas : signalé, mais pas pesé.
  • Surestimation : tout ce qui est déclaré est compté. Un navigateur, lui, choisit. Il ignore les images hors écran tant qu'on ne descend pas, et ne télécharge que les familles de polices réellement appliquées — alors qu'un thème en déclare souvent une dizaine. J'écarte déjà les cas les plus courants : un seul format par police, les sous-ensembles non latins ignorés, une seule source par image responsive. Il en reste.
  • Il ne connaît pas vos visiteurs. Le mix électrique d'un visiteur en Pologne n'est pas celui d'un visiteur en Suède ; le modèle retient une moyenne mondiale pour rester comparable.
  • Il ne remplace pas un audit. Une page ne dit rien du reste du site, ni de l'infrastructure, ni des courriels, ni des traitements serveur.

En clair : traitez le poids et la note comme un ordre de grandeur fiable et la liste des fichiers lourds comme un constat factuel — c'est là que se trouvent les décisions à prendre.

05 — Questions fréquentes

Comment l'empreinte carbone d'un site web est-elle calculée ?

En deux temps. D'abord une mesure : le poids réellement transféré pour afficher la page, fichier par fichier. Ensuite une conversion : ce volume de données est traduit en énergie puis en émissions par le Sustainable Web Design Model v4, qui attribue une consommation à chaque maillon de la chaîne — centre de données, réseau, appareil du visiteur — et y ajoute l'énergie de fabrication des équipements.

Le résultat est-il fiable ?

Il faut distinguer deux choses. Le poids est mesuré, fichier par fichier, sur votre serveur : la liste des fichiers lourds est un constat, pas une supposition. Le total, lui, s'écarte de quelques dizaines de pour cent d'une mesure faite dans un navigateur, parce qu'un navigateur ne télécharge pas tout ce qu'une page déclare et télécharge en revanche ce que les scripts ajoutent — les deux effets jouent en sens inverse. Quant à la conversion en grammes, aucun outil ne peut mesurer l'électricité consommée par l'appareil d'un visiteur inconnu : le modèle retenu est celui qui fait référence dans le secteur, ses constantes sont publiques, et le calcul est effectué par la bibliothèque officielle de la Green Web Foundation. Lisez donc la note comme un ordre de grandeur comparable, et la liste des fichiers comme la vraie matière à décision.

Qu'est-ce qu'un bon score ?

L'échelle du modèle v4 est bâtie sur les percentiles du web réel : une page notée A+ fait partie des 5 % les plus légères, une page notée E se situe autour de la médiane, et F signifie qu'elle est plus lourde qu'une page moyenne. Viser B ou mieux est un objectif réaliste pour un site vitrine, même avec de belles images.

Pourquoi ma page est-elle notée F alors qu'elle s'affiche vite ?

Vitesse et poids sont deux choses différentes. Une page de 4 Mo servie par un bon CDN sur une fibre paraîtra rapide, tout en transférant quatre mégaoctets à chaque visiteur — y compris à celui qui est en 4G dans un train. La note porte sur le volume de données, pas sur le temps d'affichage.

Passer à un hébergement vert suffit-il ?

Non, et le détail par maillon le montre bien : le centre de données ne représente qu'une part minoritaire des émissions d'une page. Le reste se joue sur le réseau et sur l'appareil du visiteur, que seul un allègement du site peut réduire. L'hébergement vert est un levier réel, immédiat et peu coûteux — mais c'est le plus petit des trois.

Alléger un site améliore-t-il le référencement ?

Indirectement, oui. Le poids d'une page pèse sur les signaux d'expérience de page mesurés par Google, en particulier sur le temps d'affichage du plus gros élément visible. Un site plus léger se charge plus vite, surtout sur mobile et sur réseau lent, et cela se voit à la fois dans les indicateurs techniques et dans le taux de conversion.

Analysez-vous tout le site ou une seule page ?

Une seule page, celle dont vous donnez l'adresse. C'est volontaire : les poids varient beaucoup d'un modèle de page à l'autre. Pour une vision d'ensemble, testez votre page d'accueil, une page de contenu et une page produit ou article — l'écart entre les trois est souvent la première chose à corriger.

Que devient l'adresse que je saisis ?

Elle sert à effectuer la mesure, puis le résultat est gardé quelques minutes en mémoire pour éviter de solliciter votre serveur deux fois de suite. Aucun compte, aucun envoi de courriel, aucune conservation durable : rien n'est enregistré dans une base de données.